LES SENS
La suspension des sens qui est fondée sur leur accordance à la vie en toute vérité, comme l’expression des sentiments prouvée par l’état actuel de la réalité, nous parlent des mises en rapport des sensations avec l’amour et la haine, deux forces polaires dans l’actualisation de l’angoisse toujours en peine. Les odeurs épouvantables sorties de l’urine du petit chat, nous parlent de son envie de laisser ses traces, de son désir d’exercer du pouvoir sur ses partenaires, de son espoir de substituer le bienêtre à la désagréable angoisse. La déception qui s’ensuit de sa honte à subir lui enlève sa petite crime du mal à sentir, en oubliant les conséquences de l’inévitable angoisse avec l’exigente permission de ses traces. Les cris ardus des chats derrière les arbres du bois nous parlent de leur tentative de battre pour leur révire personnel. Dans l’humidité des plantes mélangées aux sons du vent, ils sont responsables de leur urine privée de joie. La peur qui naît de l’écoute des cris des petits chats s’attache à l’attente de chacun de se libérer de l’angoisse. Leur ouïe sensible nous présente un écho des sensations polaires, mises en rapport avec celles qui sont toujours secondaires. En tant que l’ouïe, la vue est d’une importance dans l’excrécation de l’adrénaline ; en voyant son objet caché dans l’ombre des arbres, le chat essaie d’attaquer sa proie qui existe pour être saisie en vue d’expliquer le secret de sa réussite. Les couleurs formidables que l’on voit au-délà, sont résponsables de l’image couvrant le ciel. Leur transfert aux bois nous parle d’un rapport corrélatif des douleurs avec l’angoisse difficile à subir. L’étincellant ennui des arbres nous fait goûter le miel, sensation inévitable et nécessaire du chat pour se nourrir. La vie instinctive des animaux est fondée sur l’emploi des sens sans planification d’avance. Leur fidélité réciproque est suivie des contacts dans l’expérience sur le vif. Sans toucher l’objet de l’attaque, situé loin de leur présence, ils sentent comme ils goûtent leur proie, éloignée par pure substitution. Le toucher de l’objet de l’attaque enlève au chat des douleurs sorties de l’angoisse. Son désir de se libérer de ces sensations désagréables, est défini dans l’espace de sa présence. Dans l’espoir de capter sa proie il recourt au grattage de l’arbre, activité qui remplace l’attaque en laissant ses propres traces. L’immobilité de celui qui attaque, fait preuve de son envie de faire semblant d’être mort, tandis que celui qui est capté une preuve contraire, d’être véritablement mort. Les deux sont pourtant mortels en suscitant de l’attention de leurs ennemis ; le chat et la proie disparaissent dans la nature, graĉe à leur goûter. Le mélange des sens des animaux est fondé sur la manière de vivre sans faire des plans d’avance. L’ouïe, la vue et l’odeur comme primaires, et le toucher et le goût comme secondaires, font preuve de leur suspension dans la mise en scène imprévue des actes à commettre, en évitant le pêle-mêle des sensations à nous permettre. Les sens sont pourtant toujours là ; qu’ils soient primaires ou qu’ils soient secondaires. Leur actualisation dans le temps et dans l’espace est suivie de l’expérience qui nous touche. Les animaux ne font jamais mal à leurs partenaires, ni sans objectif d’une revanche, ni sans celui de leur destruction définitive, hors de l’espace.